Qu’est-ce que les apnées du sommeil ? Certains dormeurs s’arrêtent involontairement et à leur insu de respirer quelques secondes. Lorsque ces apnées du sommeil se produisent plus de dix fois par heure, on a affaire à un syndrome d’apnées du sommeil (SAS). Il concernerait 2 % des femmes et 4 % des hommes. La plupart du temps, il est lié à une fermeture du pharynx qui empêche le passage de l’air. On parle alors de syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Le surpoids, la consommation d’alcool et de tabac sont des facteurs favorisants.
Les répercussions sur l'activité professionnelle, la conduite automobile et la qualité de vie Les micro-réveils provoqués par les apnées ont à la longue des répercussions sur la santé. La fragmentation du sommeil entraîne une somnolence pendant la journée, dangereuse notamment au volant. Les pauses respiratoires répétées affectent également tout le système cardio-vasculaire. Le risque d’hypertension est multiplié par deux, les risques d’insuffisance coronarienne et d’accidents vasculaires cérébraux sont augmentés. Enfin, le SAOS peut être responsable de troubles de l’attention, de la mémoire et de l’humeur.
Somnolence et travail
Travail de nuit, une vie décalée
Dépister pour traiter tôt Le conjoint est le mieux placé pour détecter les arrêts respiratoires. Le ronflement, la fatigue au lever, la tendance à somnoler dans la journée, le fait d'être constamment irritable et nerveux peuvent traduire un sommeil de mauvaise qualité et donc un possible syndrome d'apnées du sommeil. Pour confirmer le diagnostic, un enregistrement du sommeil dans un laboratoire spécialisé est nécessaire. Cet examen dit polysomnographie permet d’apprécier le nombre et la durée des apnées. On mesure aussi le flux respiratoire, le taux d’oxygène dans le sang. Selon les cas, cet examen est réalisé au cours d'une hospitalisation de nuit, ou au domicile.
Du ronflement à l'apnée du sommeil
Comment les traiter « Il n’existe pas de médicament contre le syndrome d’apnées du sommeil », précise le docteur André Cornette, responsable du laboratoire du sommeil au CHU Brabois (Nancy). Parfois, de simples mesures d’hygiène de vie (amaigrissement, suppression de l’alcool) peuvent suffire à atténuer les troubles. Dans le cas d’un SAS peu prononcé, une prothèse endobuccale peut être la solution : il s’agit de faire avancer la mâchoire inférieure pour faciliter le passage de l’air au niveau du pharynx. Mais le traitement de référence reste la pression positive continue : elle consiste à envoyer de l’air par le nez à l’aide d’un appareil relié à un masque porté toute la nuit, ce qui maintient le pharynx ouvert.
 En cas d’apnée obstructive légère, quelques règles hygiéno-diététiques peuvent suffire à diminuer la gravité du syndrome, voir à le faire disparaître.
• Éviter de consommer tabac, boissons alcoolisées, tranquillisants et somnifères • Faire un régime en cas de surpoids ou d’obésité • Dormir sur le côté • Traiter toute congestion nasale
 Difficultés à vous endormir, réveils nocturnes fréquents, insomnies… depuis quelque temps, votre sommeil laisse fortement à désirer. Avant de vous précipiter sur les médicaments, ces quelques conseils pratiques devraient vous aider à retrouver naturellement le sommeil.
Sept conseils pour retrouver un sommeil… naturel !
Bien dormir c’est facile
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