L’amnésie totale : romanesque mais exceptionnelle La personne ne se souvient de rien. Ni de son nom, ni d’où elle vient, ni de son activité professionnelle, etc. Rien. Très spectaculaire et très utilisée dans le théâtre, la littérature ou le cinéma, cette situation est en fait extrêmement rare. Elle survient parfois à la suite d’un traumatisme crânien, d’un coma…
Le trou noir : bénin mais impressionnant L’ictus amnésique, plus connu sous le nom de trou noir, est un trouble de la mémoire très aigu mais bénin qui se résout tout seul. Les circuits de la mémoire ne fonctionnent pas pendant quelques heures, voire un jour ou deux. Pendant ce laps de temps, la personne victime d’un ictus amnésique a totalement perdu la mémoire et elle est incapable de dire ce qui lui arrive. Elle a oublié les quelques jours ou mois qui précèdent mais a souvent en revanche conservé ses souvenirs anciens. Il n’y a pas d’autres manifestations particulières, la personne pouvant généralement marcher, parler ou évoluer normalement. Seule solution, attendre que la crise passe. La personne récupère rapidement. Cette perte de mémoire brutale survient généralement chez les plus de 50 ans après un choc émotionnel ou à la suite d’un accident vasculaire. Mais si l’âge est un facteur favorisant, cette crise peut aussi survenir chez des personnes plus jeunes. L’avis d’un médecin est recommandé, notamment si la personne se plaint de maux de tête ou de fourmillements.
La plus grave : la maladie d’Alzheimer Elle atteint 5 % des personnes âgées de plus de 65 ans et 20 % de celles qui ont dépassé 85 ans. Il existe des formes familiales de la maladie, qui débute alors avant 55 ans, mais elles sont extrêmement rares puisqu'elles représentent moins de 1 % des cas. Pendant des décennies, cette affection est restée inconnue car considérée comme étant un effet de l'âge quasi inéluctable. Mais aujourd'hui, le temps où le médecin n'avait que des bonnes paroles à proposer aux familles est révolu. Il dispose désormais de plusieurs molécules capables d'atténuer l'intensité des symptômes. Elles agissent sur les déficits intellectuels, les troubles de la mémoire et de l'attention, et sur les problèmes de comportement comme l'agressivité, l'agitation, le délire... Mais leur action ne peut s'exercer que si des récepteurs au produit actif subsistent dans le cerveau. Ces molécules sont d'autant plus efficaces qu’elles sont prescrites à un stade peu avancé de la maladie. Un diagnostic précoce est donc primordial.
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