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Le cri d’alarme des polyarthritiques

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques. Mais aujourd’hui, grâce à de nouveaux traitements, cette maladie ne devrait plus être synonyme de handicap moteur important.
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 Qu’est-ce que la PR ?
200 000 à 400 000 Français sont atteints de polyarthrite rhumatoïde, le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques Un tiers ont moins de 50 ans, 80 % sont des femmes. À la différence de l’arthrite qui est l’inflammation intense et persistante d’une articulation, la polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune, une affection où le système immunitaire se retourne contre les articulations pour une raison encore inconnue. Les cellules immunitaires se multiplient, entraînant une inflammation de la membrane synoviale puis, à la longue, une dégradation du cartilage et une altération de l’os et des ligaments environnants.

 Est-elle une maladie grave ?
L’évolution de cette maladie est très diverse. Toutes les polyarthrites ne sont pas graves. Une petite minorité de malades ont une guérison spontanée. Parfois, l’inflammation articulaire persiste mais sans destruction du cartilage. Mais la maladie peut aussi être sévère et entraîner une destruction de l’articulation. Tourner une clef dans une serrure, tenir un crayon, porter des objets… les moindres gestes quotidiens deviennent alors difficiles.

 Existe-t-il un traitement pour les formes sévères ?
Le traitement des polyarthrites sévères a été révolutionné par les anti-TNF. Mais ces médicaments qui permettent d’éviter certaines hospitalisations et certains gestes chirurgicaux ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Ils ne sont proposés qu’à l’hôpital, et encore au compte-gouttes, faute d’un budget suffisant. Certes, ces médicaments sont chers : plus de 10 000 € par patient et par an, mais leur coût est équivalent à celui d’une trithérapie ou d’une dialyse, deux traitements entièrement pris en charge. Malades, médecins et associations de malades s’interrogent : « Comment accepter que cette maladie si invalidante fasse l’objet d’une ségrégation thérapeutique de la part des pouvoirs publics ? ». Aujourd’hui, faute de moyens financiers, seuls 1000 malades sur les 15 000 souffrant de polyarthrite rhumatoïde réfractaire aux autres traitements en bénéficient. Pour les autres…


> Sources
Dossier de presse Association française des polyarthritiques
 La polyarthrite rhumatoïde en 100 questions, sous la coordination de Maxime Dougados, Éditions AP-HP

Emmanuelle Billon-Bernheim - Mise à jour : 01/09/2005 redaction@essentielsante.net
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Ce site ne remplace pas la consultation médicale - Dernière mise à jour le 26/07/2010